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QUI SOMMES-NOUS?
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Fondée en 1996, la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac
est un projet de l'Association pour la santé publique du Québec.
La Coalition a été mise sur pied afin d'appuyer et de mobiliser l'ensemble des
appuis en faveur des mesures contre le tabac.
La Coalition québécoise pour le contrôle du tabac a pour but de susciter
les appuis nécessaires pour que les gouvernements adoptent et appliquent
des mesures destinées à réduire le tabagisme et ses conséquences.
Depuis la fondation de la Coalition, la prévalence du tabagisme au
Québec est passé de 34% en 1998 à 19% en 2008 (ESUTC
de Santé Canada)
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Heidi Rathjen
B.Ing., LLD (hon), Dr. h.c.(hon), C.S.M.
Cofondatrice et codirectrice
(1996 à présent) |
Flory Doucas
B.Sc., D.E.S.S. env. prév.
Codirectrice et porte-parole (depuis 2009) |
Louis Gauvin
Cofondateur,
Codirecteur et porte-parole de 1996 à 2009 |
NOS
PREMIERS GAINS LÉGISLATIFS
De
1996 à 1998, la Coalition a mobilisé l’appui de ses membres et du public
pour obtenir, le 17 juin 1998, l’adoption à l’unanimité de la Loi sur le
tabac (444) par l’Assemblée nationale du Québec. Cette loi représentait,
au moment de son adoption, la loi non fiscale la plus rigoureuse au
Canada, et contenait de nombreuses mesures recommandées par la
Coalition, dont :
-
l’interdiction de fumer dans les milieux de travail et des
restrictions (60% non-fumeur) dans les restaurants
-
la quasi-interdiction de la publicité du tabac de type "style de
vie"
-
l’interdiction de la commandite de tabac, accompagnée d'un
fonds de compensation pour les événements affectés et
-
de meilleurs contrôles pour empêcher la vente de tabac aux mineurs.
La
Coalition a mené ou appuyé de nombreuses campagnes pour :
-
augmenter les taxes sur le tabac (provinciales et fédérales)
qui ont servi, entre autres, à augmenter les budgets de lutte
contre le tabac (du Service de lutte contre le tabagisme du
ministère de Santé et de Services sociaux du Québec et du Programme
de contrôle du tabac de Santé Canada)
-
instituer des mesures de contrôle de la contrebande de tabac
(taxes fédérales à l’exportation, taxes d’accises perçues à la
sortie de l’usine)
La
Coalition travaille également avec ses confrères canadiens sur les
interventions fédérales parce que ces dernières touchent aussi
l’ensemble des Québécois. Nous avons contribué à :
-
l’adoption de la loi fédérale sur le tabac (C-71), ainsi que
le projet de loi C-42 qui, entre autres, a étendu au reste du
Canada l’interdiction de la commandite
-
l'adoption des règlements fédéraux concernant les nouvelles mises
en garde (50% de la surface et à base d’images) sur les paquets de
cigarettes
-
à l’élaboration des campagnes grands médias de Santé Canada
PLUS RÉCEMMENT (2005 – 2008) : RENFORCEMENT DE LA LOI SUR LE TABAC
Entre 2003 et 2005, la Coalition a lancé et coordonné l’importante
campagne ayant mené au renforcement de la Loi sur le tabac du Québec
(voir notre
Bulletin sur le renforcement de la loi du 15 août 2005). Des
milliers d’organismes et d’individus ont répondu à nos appels à l’action
et ont rendu possible l’adoption à l’unanimité, le 16 juin 2005, du
projet de loi 112 du ministre Philippe Couillard. Voici les principaux
gains :
-
l’interdiction, à partir du 31 mai 2005, de l’usage du tabac dans
tous les lieux de travail, incluant les restaurants et les bars,
avec quelques exemptions seulement (ex : « cigars lounges »,
services d’hébergement) ;
-
l’interdiction, à partir du 31 mai 2008, des fumoirs (sauf
dans les milieux de vie) ;
-
l’interdiction de l’usage du tabac dans les aires communes des
édifices d’habitation de six logements ou plus ;
-
l’interdiction de l’usage du tabac dans certains lieux extérieurs
(terrasses recouvertes de tentes ou chapiteaux, terrains des écoles
et garderies, à plus de 9 mètres des portes des établissements de
santé et d’éducation) à partir du 31 mai ou du 1er septembre 2006,
selon le milieu visé ;
-
l’interdiction de la vente de tabac dans les restaurants, les bars,
les terrains d’écoles, les établissements où se déroulent des
activités sportives ou sociales,
à compter du 31 mai 2006 ;
-
l’interdiction de la promotion de type « style de vie » directe ou
indirecte,
incluant les commandites (la nouvelle loi renforce les articles de
l’ancienne loi pour empêcher les abus des compagnies de tabac) ;
-
l’interdiction, à partir du 31 mai 2008, des étalages et des
présentoirs aux points de vente, mais exempte les boutiques
spécialisées de tabac existantes ;
-
l’institution de critères pour définir un point de vente de tabac
et, à partir du 15 juin 2006, l’établissement d’un registre de
tous les points de vente de tabac.
L’entrée en vigueur le 31 mai 2006 ne s’est pas faite sans opposition
(notamment venant de plusieurs groupes-façade de l’industrie du tabac)
et la Coalition a dû travailler auprès des médias, avant et après la
date de mise en œuvre, pour aider à consolider l’acceptation de la
loi par le public et les leaders d’opinion.
Un
travail de relations publiques similaire a du être fait pour assurer
l’entrée en vigueur de l’interdiction des étalages dans les points
de vente le 31 mai 2008. De
plus, d’adoption de règlements était nécessaire pour empêcher que
tous les étalages ne soient remplacés par de la publicité pro-tabac.
Nous avons donc travaillé pour obtenir deux projets de règlements en
juillet 2008, qui
incluent les mesures suivantes :
-
L’affichage publicitaire aux points de vente doit être limité à
un seul panneau par commerce qui ne peut dépasser 3 600 cm2 (2
pi X 2 pi) et dont le contenu ne pourra être que du texte noir
sur blanc. Cette mesure était essentielle pour empêcher que les
étalages et murs promotionnels soient remplacés par de la publicité
en faveur du tabac dans tous les points de vente du Québec.
-
Les publicités dans les magazines en faveur du tabac seront
limitées en grandeur (maximum de 400 cm2 - grandeur d’un papier
mouchoir).
-
Les publicités devront contenir une mise en garde sur les
effets du tabac sur la santé.
-
La vente de moins de 10 portions unitaires de produits du tabac
(autres que les cigarettes) est interdite, sauf si l’achat
total de produits de tabac (autres que les cigarettes) coûte plus de
10,00 $ (à partir du 1er juin 2009). (Cette mesure est très loin
de notre demande initiale d’obliger 20 cigarillos par emballage, et
très modeste face à l’ensemble des mesures que nous avons réclamées
pour combattre le phénomène des cigarillos).
-
Tous les produits qui sont destinés à être fumés, même s’ils ne
contiennent pas de tabac seront inclus dans le champ d’application
de la Loi.
Depuis 2005, la Coalition s’est jointe à d’autres groupes de santé pour
poursuivre la lutte pour des mesures efficaces de lutte contre la
contrebande. Parallèlement à cette lutte, nous travaillons pour empêcher
l’industrie et les groupes de détaillants de convaincre le gouvernement
de baisser les taxes sur le tabac (la « solution », selon eux, à la
contrebande).
La
Coalition a également appuyé, dès 2001, une poursuite contre l’industrie
du tabac pour le recouvrement des frais au système de santé attribuables
au tabac. En juillet 2009, le Québec adopté la « Loi sur le
recouvrement du coût des soins de santé et des dommages-intérêts liés au
tabac ». Cette loi facilite les poursuites contre l’industrie
du tabac en ce sens. C’est donc à suivre…
Dès 2007, nous avons organisé des pressions politiques et des campagnes
publiques pour convaincre le gouvernement du Québec de réglementer les
cigarillos aromatisés pour empêcher la vente à l’unité ainsi que
l’aromatisation de ces produits. Bien qu’en été 2008 nous n’ayons obtenu
qu’une piètre mesure du gouvernement québécois (voir plus haut), nos
efforts ont toutefois sensibilisé le public, les gouvernements et les
groupes de santé à travers le pays. Nous avons alors changé de cible,
joignant la lutte au niveau fédéral, et avons contribué à l’adoption
du projet de loi C-32 en octobre 2009. (Voir notre
bulletin de remerciement) Cette législation :
-
interdit l’ajout de saveurs dans les cigarettes, les cigarillos et
les tubes de tabac (« blunts »), à l’exception du menthol,
-
impose un minimum de 20 cigarillos ou 20 tubes de tabac par
emballage
et
-
interdit la publicité dans les imprimés.
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