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Interdiction de la promotion
du tabac aux points de vente:
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Le débat reprend!
 
Récemment, le débat
concernant l'interdiction prochaine des étalages de produits
du tabac est revenu sur la place publique. À compter du 31
mai 2008, les dispositions interdisant la visibilité des
paquets de cigarettes dans les points de vente entreront en
vigueur. Bien que des consultations, des débats et
l'adoption de la loi aient eu lieu en 2005, certains
commerçants ainsi que le groupe Monchoix.ca, financé par
l'industrie du tabac, relancent une offensive contre cette
mesure de lutte contre le tabac. Afin de nous assurer que
tous les aspects pertinents de la question soient clairs et
pris en compte, nous avons regroupé les arguments et les
faits les plus intéressants dans
le document ci-joint.
En voici un sommaire:
SOMMAIRE
Arguments et contre-arguments :
Interdiction de la promotion aux points de vente (PPV)
- La promotion aux points de vente (PPV)
a un impact déterminant sur le tabagisme. L'effet le
plus pervers de la promotion est la banalisation d'un
produit mortel. Mais la PPV crée aussi une incitation
omniprésente face à une envie irrépressible pour la
nicotine chez ceux qui tentent d'arrêter. De plus, la
PPV fausse la perception de la popularité du tabac (en
faisant croire que le tabagisme est plus répandu qu'il
ne l'est en réalité), ce qui est un facteur déterminant
dans l'acquisition du tabagisme chez les jeunes.
- Le tabagisme décroît progressivement
depuis 40 ans, une tendance non seulement acceptée mais
souhaitée par la société. L'interdiction des étalages
n'est que la suite logique d'un mouvement sociétal. Le
Québec fait partie des
huit provinces et territoires ayant adopté des lois
en ce sens.
- Si le tabac était un nouveau produit
qu'on tentait d'introduire sur le marché, il serait
interdit sur-le-champ.
- Malgré l'interdiction des étalages,
les détaillants demeureront les principaux fournisseurs
de cigarettes aux fumeurs.
- Les détaillants ont récemment hérité
d'une nouvelle clientèle considérable, c'est-à-dire
celle qui achetait auparavant son tabac dans les
restaurants, bars, distributrices et autres
établissements culturels et sportifs, avant l'entrée en
vigueur de la nouvelle interdiction de vente dans ces
lieux en 2006. Le nombre de points de vente de tabac est
passé de 20 000 à 7 100.
- Les détaillants ont déjà démontré
qu'ils pouvaient aisément s'adapter aux baisses
substantielles du tabagisme. À preuve, la réduction des
ventes de tabac au cours des dernières années a été
accompagnée d'une augmentation importante des revenus
totaux chez les détaillants.
- Lorsque les étalages, présentoirs et
affiches en faveur du tabac disparaîtront, l'espace
libéré sera disponible pour d'autres publicités ou
produits payants pour les commerçants.
- De plus, certaines pratiques liées à
l'inventaire continueront vraisemblablement à être
récompensées par l'industrie du tabac (comme les bonis
donnés lors de grosses commandes). En Saskatchewan, les
montants versés par les cigarettiers aux détaillants ont
même légèrement augmenté depuis l'entrée en vigueur de
l'interdiction de la PPV.
- La majorité des cigarettes sont
achetées dans des commerces financièrement solides.
Seulement un cinquième des produits du tabac sont
achetés auprès des petits commerces indépendants, et ces
derniers affichent en général bien moins de promotion
que les dépanneurs sous bannières (la plupart reçoivent
un montant inférieur à 2 000 $).
- Au Manitoba, le réaménagement des
étalages et de l'entreposage a coûté en moyenne 1 700 $
aux détaillants, un coût isolé qui représente 0,006 % de
leur revenu moyen annuel.
- Les détaillants ont été consultés à
deux reprises (consultation sur le renforcement de la
Loi sur le tabac du Québec en janvier 2005 et
commission parlementaire en mai-juin 2005).
L'interdiction des étalages a été adoptée en juin 2005.
Les détaillants savent donc depuis 2½ ans déjà que les
étalages disparaitront le 31 mai 2008.
- La PPV n'est (malheureusement) pas la
dernière forme de promotion qui reste à l'industrie du
tabac. Entre autres, la loi permet toujours des affiches
sur la disponibilité et le prix des produits du tabac
dans les points de vente.
- Les seuls « clients » qui ne
connaissent pas les différents produits sont les
fumeurs« débutants », c'est-à-dire les mineurs, et il
est illégal qu'on leur vende du tabac.
- À ceux qui prétendent que les
nouveaux dispositifs encourageront les vols nous
disons : lorsqu'on veut protéger son argent, est-ce
qu'on l'affiche sur un babillard derrière soi ... ou on
le cache ?
- Malgré le problème grandissant de la
contrebande de tabac, il n'en demeure pas moins que 7
cigarettes sur 10 proviennent toujours des détaillants
et que 100 % de la promotion de l'industrie s'y
retrouve.
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