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L’Alliance pour la
lutte au tabagisme de Québec/Chaudière-Appalaches
Communiqué Mises en demeure contre la campagne antitabac De Facto Les groupes antitabac s’unissent contreles tactiques d’intimidation des compagnies de tabac
*Les lettres de mise en demeure sont disponibles sur le site www.cqct.qc.ca. Essentiellement, les compagnies accusent les organisateurs de la campagne de diffamation et de répandre des faussetés concernant leurs pratiques de marketing auprès des jeunes. Plusieurs groupes de santé, incluant les Médecins pour un Canada sans fumée, et le Conseil canadien pour le contrôle du tabac, et l’Association pulmonaire du Québec ont uni leur voix pour appuyer l’organisme et dénoncer les tactiques d’intimidation utilisées par les compagnies de tabac : « Il est clair que le but de cette manœuvre est d’empêcher la multiplication de campagnes antitabac efficaces comme De facto », dit Louis Gauvin, porte-parole de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac. « Les compagnies canadiennes de tabac imitent leurs homologues américains, qui eux aussi envoient leurs armées d’avocats contre ceux qui organisent les campagnes de vérité sur l’industrie du tabac ».
L’information demeurera public « Nous jugeons ces informations véridiques et pertinentes : elles doivent absolument être accessibles au public pour qu’il comprenne la nature-même de cette industrie. De Facto a présenté ces renseignements d’une manière extrêmement percutante et persuasive,» a expliqué Neil Collishaw, directeur de la recherche des Médecins pour un Canada sans fumée. Il souligne également la citation du jugement du Juge André Denis, le 13 décembre 2002 : « [122] la Cour ne croit pas que la publicité des cigarettiers ne s’adresse qu’aux fumeurs de plus de 19 ans. Toutes les campagnes de publicité contiennent des éléments séduisants pour les adolescents qui sont l’avenir de l’industrie. L’industrie sait que l’on commence à fumer entre 12 et 18 ans et vise systématiquement ce public vulnérable dans sa publicité et sa mise en marché.» M. Collishaw conclut : « Je suis entièrement d’accord avec juge Denis. Moi non plus, je ne crois pas les cigarettiers. »
Tactique honteuse Les compagnies de tabac savent bien que n’importe qui serait intimidé par la menace de se faire poursuivre par des compagnies multimilliardaires. Un simple citoyen n’a pas les moyens de se défendre contre les plus prestigieuses firmes d’avocats et leurs budgets illimités, même s’il sait qu’il a raison. Les groupes antitabac tiennent à rappeler que c’est pour cette raison que certains éléments de la campagne, dont la publicité « Célébration », ont été retirés du site Internet de De Facto, et non pas pour donner raison à l’industrie. Au contraire, les groupes de santé unissent leurs forces et appuient sans réserve De Facto devant cet acte immoral et injustifié des compagnies de tabac.
Quelle liberté d’expression?
Parce que la campagne est efficace « Ironiquement, les compagnies insistent toujours qu’elles ne veulent pas que les jeunes fument, alors qu’elles tentent d’empêcher une campagne démontrée efficace pour décourager les jeunes de fumer, » ajoute le Dr Turcotte. En effet, une récente étude qui examine la situation dans cinq états américains spécifie que « les informations récentes de la Floride suggèrent que l’attitude des jeunes envers les pratiques de marketing de l’industrie du tabac est l’un des plus important prédicteur de l’initiation au tabagisme et que ces attitudes peuvent être modifiés par une campagne médiatique agressive. »[2] La campagne de sensibilisation « De Facto… la vérité sans filtre » était diffusée sur le site Internet de l’organisme, à la télévision et à la radio, et dénonçait la promotion des produits de tabac, par l’industrie, auprès jeunes. L’intimidation par le biais de mises en demeure à l’endroit de Gilles Lépine, Paul Bleau et les deux firmes de marketing portait entre autres sur le message publicitaire « Célébration » qui relatait certains faits fondés qui se lisaient comme suit : « En fumant, 475 000 jeunes canadiens de 10 à 19 ans contribuent aux profits du tabac. Y a-t-il vraiment de quoi célébrer? De Facto… la vérité sans filtre ». -30- Information : §
Louis Gauvin, Porte-parole, Coalition québécoise pour le contrôle du tabac :
514.598.5533 ; téléavertisseur : 514.361.7046
[1] RJ Reynolds. document déposé dans le cas de « Mangini vs Reynolds Tobacco Co. » Civil No. 939359. [2] Michael Siegel, “The Effectiveness of State-Level Tobacco Control Interventions : A Review of Program Implementation and behavioural Outcomes”, Annual Rev. Public Health, 2002.
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